POINT DE VUE, POINT D’ECOUTE

Exposition OBJETS SON / du 18 au 24 Nov / Palais Abdellia

POINT DE VUE, POINT D’ECOUTE

Farah Khelil (Tunisie)

Ce dispositif de lecture comportant différents langages et différents modes de lecture, est une traduction des paroles d’une chanson populaire en partition pour boîte à musique. Cette traduction réalisée en braille est perforée sur le carton de la partition. Les notes musicales générées constituent une mélodie détournée de l’originale. Trois modes de lecture se conjuguent. D’abord, les paroles, éléments d’une mémoire collective, évoquent instantanément la mélodie qui résonne mentalement chez le lecteur. Ensuite, la lecture de la partition provoque, malgré l’harmonie des notes, un décalage entre la source et le son généré par la boîte à musique. Enfin, la citation propose un angle esthétique et installe une dichotomie entre le savant et le populaire. Les flèches indiquent le sens de lecture.

« Je développe une pratique de la fouille et de l’exploitation des données, dans des sites, archives, médiation, légendes et médias. A partir de cette base de données, j’invente des dispositifs de lecture visant à expérimenter leurs formes esthétiques et poétiques ainsi que leur traductibilité technique. Ces dispositifs de lecture et de traduction sont au service d’une œuvre  que je nomme « logicielle »».

Née à Tunis, Farah Khelil vis et travaille à Paris. Après un master en Arts et techniques des arts à l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Tunis elle réalise actuellement, et depuis 2007, une thèse de Doctorat en Arts et Sciences de l’Art, et enseigne depuis 2010 les Arts plastiques comme Attachée temporaire d’Enseignement et de Recherches (ATER) à Paris1 Panthéon-Sorbonne. Son travail a été montré dans divers lieux à Tunis, Paris, Maroc et Espagne.