POBORSK

poborsk

INTERCAL / 10 Oct / Palais Abdellia

POBORSK (FR)

Depuis une quinzaine d’années qu’il se fait connaître sous le nom de Poborsk, essentiellement pour ses productions electronica, Patrice Curtillat fabrique une musique subtile et enivrante. Avec des rythmes savamment syncopés, tantôt acrobatiques tantôt plus mesurés, il sculpte une matière sonore vivante, qui se meut, tour à tour liquide, métallique ou organique…
En raison de son sens de la malice, de ses méthodes peu orthodoxes ou de son groove singulièrement poétique, Patrice Curtillat fabrique une musique qui continue d’intéresser ses pairs, en témoignent la régularité de ses sorties sur des labels internationaux (Icasea, Cactus Island, Huge Bass), ainsi que le nombre et la diversité de ses collaborations musicales (remixes, compilations, illustration sonore…) Grâce à cette dynamique créative qui le pousse à expérimenter aux confins des territoires électroniques, le « son » de Poborsk, gourmand de tout ce qui peut faire musique, s’est forgé un univers à la fois personnel et syncrétique.

– Bestiaire –
Live Audiovisuel

Produire des atmosphères Sciences Fictionnelles avec peu de moyens en élaborant des machines ou créatures à partir d’objets du quotidien.
Ces objets se réunissent, s’agencent et s’auto-organisent afin de créer des machines et des créatures qui fonctionnent et s’animent sans autre but que celui d’exister. Ces machines n’ont pas de fonctions particulières, ne produisent rien, les créatures ont un comportement et des mouvements limités résultants en une danse hypnotique rythmée et guidée par la musique qui l’accompagne.
Bestiaire est une proposition audiovisuelle live où musiques & vidéos évoquent un biotope imaginaire peuplé d’objets issus de notre quotidien.
Les mélodies et rythmes expriment une vitalité particulière dans laquelle les motifs sonores s’agrègent, donnant naissance à toutes sortes de formes improbables et surprenantes.

On pouvait déjà imaginer dans la musique de Poborsk, parmi le fourmillement des sons, au coeur des rythmiques, tout un microcosme grouiller.
On pouvait aussi voir quelques entités abstraites s’échapper de ses machines et se mouvoir dans l’espace. Dans Bestiaire elles se concrétisent en des corps métalliques, un genre de bestioles mutantes évoluant de manière purement autonome et aléatoire, dans un univers post apocalyptique aux couleurs douces et chimiques.
Patrice privilégie une approche spontanée et ludique. Comme il produit et anime ce microcosme mutant complètement en live, il laisse, de fait, la place à une certaine prise de risques et à l’improvisation, offrant à ces corps mécaniques, un moment de liberté.
Si la sensibilité de Patrice Curtillat se tourne plus volontiers vers l’abstraction et la poésie que vers le politique, on peut néanmoins voir dans Bestiaire une fable écologique, où l’ennemi n’est certainement pas la machine.