MAGDI MOSTAFA

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Exposition Surface Sensible / du 3 au 10 Oct / Palais Abdellia

Transparent Existence

MAGDI MOSTAFA (EG)

Né en 1982, Magdi Mostafa vit et travaille au Caire. Il produit principalement des projets spécifiques au site axés sur la recherche sonores, installations multimédia et musique expérimentale. En explorant les relations conceptuelles entre le son et l’espace, le travail de Mostafa est axé sur l’expérience phénoménologique de l’individu dans la ville et la nostalgie de technologies dépassées.

Sa recherche a débuté en 2001 autour de l’architecture. Depuis, le travail de Mostafa a été présenté dans des expositions individuelles et collectives à l’échelle international à « Biennale de Sharjah 11 », « Jogjakarta Biennale XII », 13 ème Biennale de Lyon, « Surface de la diffusion spectrale » à la Townhouse Gallery au Caire « Art Dubai » à Dubaï, Émirats Arabes Unis, « Artissima12 » à Turin, en Italie, « The One & Le multiple « à Barcelone, Espagne, « Visibility Project 8 » à Istanbul, Turquie, Townhouse Gallery, la Bibliothèque d’Alexandrie, et l’Opéra du Caire. Mostafa a obtenu le prix de la Biennale de Sharjah en 2013, ainsi que trois prix du ministère égyptien de la Culture pour son travail pour le Salon de la Jeunesse, y compris « le grand prix » de 2007.

Mostafa a participé à des programmes de résidence aux États-Unis et en Europe, y compris au Bronx Museum des Arts (2010), Citta dell’arte en Italie (2011), et Media Center en Espagne (2009). Alanica symposium d’art, en Russie. Ses compositions de musique électronique et de bruit expérimental ont été diffuses pendant un mois sur une centaine de stations de radio.

– Transparent Existence –
Installation visuelle  et sonore

Transparent Existence est une installation de son et de lumière créé pour le Musée islamique Mawlwian au Caire. L’artiste a mené des recherches sur l’histoire architecturale du musée lui-même, qui abrite des objets se rapportant à des rituels soufis et un théâtre dédié à la danse traditionnelle soufie. Au cours de son enquête, Mostafa a constaté que les constructions qui datent d’il y a plus de 650 ans, servent à l’origine d’école. Plus tard, cette structure est devenue le fondement d’un site religieux à vocation soufi, avant d’être finalement transformée en musée. Récemment des fouilles archéologiques révèlent des fondements historiques de construction, ainsi que l’enfouissement de cinq ossement d’individus anonymes qui remontent au 15ème siècle. Intrigué par ces couches multiples et interpénétrés de l’histoire, l’artiste conçu un projet qui permet d’attirer l’attention sur le passé invisible du site.

Mostafa produit ainsi dans le site du Musée une sculpture interactive, traçant le contour d’une fontaine de la cour qui avait fait partie de la structure d’origine. Un système de son composé de 16 canaux traçant la chambre souterraine, diffuse des enregistrements de voix d’une performance soufi. Ces éléments sonores sont enregistrés par l’artiste à l’intérieur du musée et dans les rues environnantes, y compris les craquements et bruits sourds produits par les pats de danse sur le plancher en bois du théâtre

La lumière interagit avec le son. Elle scintille et disparait selon l’intensité du bruit. Elle agit comme une métap hore visuelle de l’instabilité de la mémoire.

Jusqu’à la fin de 2010, son travail portait sur la culture visuelle et sonore du quartier du Caire où il réside. Dans ses installations sonores et interventions publiques, il met en jeu le climat hybride du Caire modern.
La tapisserie-islamique, ottomane et l’histoire coloniale tissent ensemble les effets de la mondialisation. Il explore ces questions à travers les lentilles de l’identité acoustique, paysages sonores urbains, et des technologies désuètes.

Depuis 2011, sa pratique a été radicalement réorientée dans des domaines naissants de la recherche. Il s’éloigne de ses préoccupations de départ autour de la spécificité géographique et historique pour se concentrer plutôt sur les notions conceptuelles, spirituelles et physiques à travers le son 3D expérimental. Il s’intéresse d’avantage aux notions ambigües, incertaines, difficiles à déchiffrer, “une tiers forme d’action”, qui n’est ni normative, ni contradictoire, ni négative, ni positive, un type de comportement que les sociologies, psychologues et politologues ne peuvent déterminer. Il cherche à capturer les sons de ce comportement dans l’espace et les insert dans une parenthèse ambiguë et dans un moment social et politique actuel.