Figures sagittales, 2014

farahkhelil-legendes2Exposition MAPP’ing / du 8 au 16 Nov / Palais Abdellia

Figures sagittales, 2014 – Installation Datavis

Farah Khelil (TU)

Légendes (2012) est une sélection de planches d’illustrations d’appareils légendées, sélectionnées dans des dictionnaires visuels et dépouillées de leurs figures. Ces légendes saillantes détachent l’objet technique et redessinent ses contours à travers la lecture. Elles donnent à lire les composants internes et externes des objets et des appareils techniques.
Technique mixte (2014) complète l’ensemble  à travers un processus de fouille (Datamining), en traduisant graphiquement des résultats statistiques qui évoluent en fonction des occurrences des légendes fournies dans la base de données, présentant ainsi un profil dynamique et une visualisation des objets techniques.

Farah est née en 1980 à Carthage. Elle vit et travaille entre Paris et Tunis. Artiste multimédia, diplômée des Beaux-arts de Tunis, Farah Khelil poursuit actuellement un doctorat en Arts et Sciences de l’art et enseigne à Paris I Panthéon-Sorbonne. Son travail est montré notamment à l’E-FEST (2010-2012), dans des expositions collectives à Barcelone, Marseille, Paris et en Normandie, dans deux expositions personnelles à Tunis et au CCI Cerisy-la-salle (2013) ainsi qu’à la foire Art Dubaï (2014).

À travers la fouille et l’exploitation des données, Farah Khelil invente des dispositifs de lecture et de visualisation qui visent à expérimenter leurs formes esthétiques et poétiques et leur traductibilité par la technique. Elle questionne la place des appareils techniques et sémantiques de médiation comme source de lecture, de distanciation et d’aveuglement par rapport aux données réelles d’un site. Sa pratique s’articule autour du point de vue comme donnée plastique ou sémantique et des conditions d’accès à l’œuvre à travers les métadonnées, dont le spectateur devient à la fois témoin oculaire et lecteur. Ces dispositifs de lecture et de traduction sont au service d’une œuvre qu’elle nomme logicielle, notamment par l’élaboration de protocoles de transcodage, de traduction et de détournement de la source. Ainsi, les codes sont détournés, redistribués et multipliés pour créer de nouvelles significations. L’artiste défait l’image et le statut médiateur de l’objet technique en dessinant l’imposture de l’artiste en traducteur.

http://farahkhelil.free.fr