E-FEST – FEVRIER 2010


ATELIER + CINEMIX
JEU. 18 & VEN. 19 FÉVRIER + SAMEDI 20 FÉVRIER


JOURNÉE 1
INTRODUCTION AUX ARTS NUMÉRIQUES

Animé par : Philippe Franck
Philippe Franck, critique culturel, commissaire d’exposition et directeur de Transcultures, Centre interdisciplinaire pour les cultures électroniques et sonores (à Mons en Belgique) propose une introduction à la diversité des pratiques artistiques numériques d’aujourd’hui.

JOURNÉE 2
DÉMARCHES ET OEUVRES NUMÉRIQUES ET AUDIO-VISUELLES

Animé par : Régis Contentin et Thomas Israël présentent leurs démarches et leurs oeuvres numériques et audio-visuelles, leurs relations aux autres disciplines (cinéma, performance, arts plastiques, musique) et aux espaces de monstration, les technologies et les processus de production
+ extraits d’installations et vidéos et débat avec les étudiants.



CINÉMIX PAR MURCOF

METROPOLIS (1927), FRITZ LANG

Fernando Corona est né à Tijuana en 1970. Son premier album Martes est salué par la critique mondiale, son second, Remembranza, l’installe comme un musicien électronique contemporain rare. Murcof est désormais considéré comme un créateur qui apporte des pistes nouvelles dans la fusion des musiques classiques, savantes et électroniques, un véritable architecte sonore qui surprend en permanence, assemblant finement groupes de cordes et micro-rythmes minimalistes.

Metropolis est un film de science-fiction produit pendant la courte période de la République de Weimar. Réalisé en 1927 par le réalisateur autrichien Fritz Lang, le film est muet et en noir et blanc. Metropolis est une mégalopole divisée en deux : la ville haute, où vivent les familles dirigeantes, dans l’oisiveté, le luxe et le divertissement,
et la ville basse, où les travailleurs font fonctionner la ville.
Maria (Brigitte Helm), une femme de la ville basse, essaie de promouvoir l’entente entre les classes, et emmène clandestinement des enfants d’ouvriers visiter la ville haute ; le groupe se fait repousser par les forces de l’ordre, mais Freder Fredersen (Gustav Fröhlich), le fils du dirigeant de Metropolis, tombe amoureux d’elle. En descendant dans la ville basse pour la retrouver, il voit un ouvrier épuisé défaillir à son poste de travail, le rythme imposé par les machines étant trop important, une explosion se produit ; le monstre machine dévore les ouvriers…

ART
MERCREDI 17 AU DIMANCHE 21 FÉVRIER

THOMAS ISRAËL

PEEPING TOM

Dans ce dipositif interactif présente sur grand écran, un oeil géant, 3D, flottant dans un espace fantasmatique ; l’oeil tout puissant repère les visiteurs passant devant lui, les suit, interagit avec eux dés qu’ils s’approchent, les poursuit de ses assiduités. Peeping Tom pose, de manière ludique, la question du voyeurisme dans notre civilisation de l’hyperimage pour plonger le visiteur/acteur dans un espace virtuel qui pousse à l’extrême le paradigme du voyeur/vu.

LOOK AT ME,
MON MONDE EST CLOS L
& LE BAISER DU DRAGON

Peeping boxes et sculpture vidéo



LAVENDER HILL

SOMETHING IN THE AIR

Ce dispositif d’audio-projection offre au visiteur l’occasion de vivre les images comme des spectres de musicalité évanescent. Les figures, les visages, les personnes que l’on
aime sont toujours d’une certaine façon insaisissables. Les souvenirs de leurs images et de leurs voix envoûtent et troublent parce qu’ils jouent avec nos sentiments et notre instinct de possession. Something in the air est une installation onirique qui invite à se laisser bercer tant par ses « réalités en formation et déformation » que par sa bande-son
ambiante et sensuelle.
Images : Régis Cotentin
Musique : Paradise Now
Effets spéciaux : Peter Panic

SHADOWPLAY

Cette installation hypnotique est une invitation à assister à la naissance de l’image : une figure se développe telle une chrysalide dans un monde peuplé de ses semblables en
gestation ; elle se singularise pour devenir réalité. Shadowplay expose une chimère et propose une vision poétique de l’effet de simulation. Le dispositif établit le visiteur dans un jeu de relation physique à l’image (la bande-son électronique aidant à son efflorescence) jusqu’à supposer la présence d’une autre réalité.
Images : Régis Cotentin
Musique : Scanner



ALI TNANI & JOHANNA GAMPE

HIDDENLINES N_SPACES

Hiddenlines est un jeune collectif qui entame un travail autour du son avec des approches multiples. Actuellement, Johanna Gampe (artiste sonore) et Ali Tnani (artiste plasticien)
concentrent leur travail sur l’interactivité, dans une interprétation sonore et transdisciplinaire. Afin d’élargir leur expérience actuelle, ils l’accompagnent d’une recherche et d’une réflexion universitaire. Le projet Hiddenlines s’inscrit dans une démarche ludique qui questionne de manière sonore la réalité mixte entre : un lieu réel et
un espace virtuel, entre : le public et le privé.
Flâner le long des chemins dédaléens du jardin et jouer à un cache-cache sonore, seul, en couple ou en groupe, les auditeurs écoutent une composition spatialisée sur casque et redécouvre le lieu comme instrument. Les participants sans casque interviennent par des messages laissés au microphone aux auditeurs. A l’aide des barrières invisibles aux participants, une interaction entre les éléments du jeu se manifeste dans la composition.