DIFFRACTION TRANSMUTATOIRES

Exposition OBJETS SON / du 18 au 24 Nov / Palais Abdellia

DIFFRACTION TRANSMUTATOIRES

Horia Cosmin Samoïla (Roumanie) & Marie Christine Driesen (France)

Installation

À la frontière de la science et de la para-science, Diffractions Transmutatoires, révèle dans un de ses modules, la vie secrète d’une plante et ses interactions subtiles avec le monde environnant. Cette installation, fruit des travaux menés depuis 2006 par les artistes Horia Cosmin Samoïla et Marie-Christine Driesen, requestionne la notion de « perception primaire » développée par Cleve Baxter dans les années 1960.

Processus

Trois modules distincts mais complémentaires, articulent à travers une permutation d’espaces, une communication subtile. Ensemble, ces modules participent à la préfiguration d’un panorama spectral global, se posant comme des balises.

Le premier module se réfère, aux communications de type « non-local », de nature télépathique, entre des systèmes biologiques ou psychiques. Il questionne l’hypothèse d’une réalité parallèle au spectre électromagnétique entropique, et suggère un mode opératoire qui s’en affranchit. Une plante retraduit ses variations biologiques, ou émotives en lumière colorée à travers un système de captation de ses fluctuations électriques internes. Ces couleurs sont ensuite retransformées en son. Un écran au mur laisse transparaître ce qu’il se passe au à l’intérieur de la structure, espace de transition, où la transformation de la lumière en son s’opère.

Le second module pose la question de l’imbrication de l’environnement électromagnétique naturel et de l’environnement électromagnétique d’origine artificiel. Un panneau solaire alimente un moniteur. Selon le degré d’ensoleillement cet écran laisse apparaître un brouillard de lumière à travers ses cristaux liquides. Une constellation de électroaimants, placés à l’arrière du moniteur, viennent ici capturer à distance, les les interférences internes de l’appareil, lorsque les condensateurs et composants électroniques se chargent ou laissent circuler l’énergie. A leur tour ces « interférences », issues initialement de l’activité solaire, participent à la diffusion sonore globale.

Le troisième module, est placé dans une antichambre obscure, un espace analogue à celui de l’expérience de Shrodinger. Il répond au premier espace et à l’espace de la rue. Il contient un dispositif de détection des radionucléides et un stroboscope. A chaque désintégration atomique dans cet espace, le dispositif transforme cette désintégration en un flash de lumière aveuglant. Cet élément questionne l’usage actuel de l’énergie nucléaire sur le plan civil et militaire. Il interroge aussi la matière et l’énergie sur un plan métaphysique. Ainsi, l’atome instable car sur-matérialisé, s’effondre sur lui même, chute et se transforme ici en une fulgurante lumière. Les flashes aléatoires de lumière, interfèrent à leur tour sur la perception photonique de la plante et sur la glande pinéale de l’observateur.

 

Horia Cosmin Samoïla, né en 1975 à Bucarest, Roumanie. Marie Christine Driesen, née en 1970, à Cagnes-sur-Mer, France.

Horia Cosmin Samoïla est le fondateur du GhostLab en 2003. Le GhostLab est conçu comme un laboratoire d’exploration des Paysages Electromagnétiques et de Limites Cognitives. En collaboration avec Marie-Christine Driesen, les artistes plasticiens on développé de nombreux dispositifs évoluant dans des territorialités intermédiaires, aux frontières des arts des sciences et des para-sciences.

www.ghostlab.org