Data Trails

DatatrailsALITNANI2014Exposition MAPP’ing / du 8 au 16 Nov / Palais Abdellia

Data Trails – Installation Netart

Ali Tnani (TU)

Data Trails est un programme informatique en cours de développement et ce depuis une année. Ce prototype a été la pierre angulaire de deux installations new media : Crackling Data Machine & Data, Dust., pour lesquelles il aspire les informations de certains sites Internet.
Tributaire d’une connexion Internet, il fonctionne en temps réel. Le choix des sources n’est pas arbitraire, il questionne une certaine pratique du Web sémantique : la curation du contenu. Quelle subversion pouvons-nous déceler dans cette production utopique du savoir?
L’affichage s’approche d’une forme où les données ne sont pas remplacées par d’autres. Leur empreinte subsiste aux nouveaux contenus et les mots se condensent tels des traînées d’avion dans le ciel. Data Trails se réfère à la littérature générative en interrogeant les lois de la probabilité, à un certain “état du ciel” et au lieu de leur confluence.

Ali Tnani est né en 1982 à Tunis. Il vit et travaille en France. Diplômé de l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis en 2007, il a été résident de Transcultures à Mons en Belgique en 2010, puis de la Cité Internationale des Arts à Paris en 2011-2012. Il a obtenu en 2013 une bourse de production de l’Arab Fund for Arts and Culture pour Erro, un projet en cours. En 2014, deux parties de ce projet ont été produites : Crackling Data Machine pour l’exposition If You Are So Smart Why Ain’t You Rich? dans le cadre de la cinquième Biennale de Marrakech et Data, Dust. pour la résidence et l’exposition l’Indice d’une Suite à Glassbox, Paris, France.

Les pièces récentes d’Ali Tnani s’articulent autour des formes possibles des contre-espaces. Ce sont des lieux qui ne sont “pas tout à fait ici, sans être absolument ailleurs ». Ce sont des espaces au sein desquels on cherche à évoquer ce qui n’est pas, et ne sera sûrement jamais là. Ce sont des utopies qui se réalisent dans des lieux réels. Ils servent à former l’ensemble des relations à travers lesquelles tous les espaces de la société sont construits. Des espaces où les relations qui composent la société dans son ensemble peuvent être contestées et renversées. Les contre-espaces d’Ali Tnani cherchent à créer des formes de réception contradictoires, inconfortables et menaçantes qui coexistent dans des espaces réels.

Ali Tnani utilise différents matériaux comme le papier et l’acier, et différentes machines et techniques comme les imprimantes et les déchiqueteuses, le hacking et le son. L’erreur et la défaillance s’intègrent au processus et deviennent productrices de sens.

http://www.alitnani.com/