Cindytalk … écoute

Cindytalk fut formé en 1982 par Gordon Sharp (Voix) et David Clancy (Guitares, Claviers) sur les cendres de The Freeze, un groupe de punk/new wave basé à Edinburgh. The Freeze (1976-1982) sortit deux mini singles, enregistra deux sessions avec John Peel et tourna très largement dans tout le Royaume Uni, en première partie de beaucoup de gros groupes de l’époque. Après s’être déplacé à Londres en 1982, Cindytalk commença à travailler à ce qui allait être son premier album, Camouflage Heart, avec un son plus neuf, plus sombre et plus fracturé qui puisait beaucoup dans le post-punk et dans les débuts de la musique industrielle européenne. En 1983, Sharp et Clancy furent rejoins par John Byrne qui se révéla être une composante crucial du son volontairement désagrégé de Cindytalk. En 1983 également, Sharp enregistra une session pour John Peel avec Scots, sa camarade de Cocteau Twins, qui l’entraina à rencontrer Ivo Watts-Russel du label 4ad, ce dernier l’invitant ensuite à apparaître sur le premier EP de This Mortal Coil, «16 Days/Gathering Dust ». Il fut également l’un des 3 chanteurs invités pour participer au premier album de This Mortal Coil, « It’s End In Tears » (1984), contribuant aux voix de Kangaroo (qui est sorti en single et est devenu instantanément un hit indie), Fond Affections et A single wish. Simultanément à cette sortie, Camouflage Heart apparut également sous les acclamations des critiques au sein de la presse musicale britannique.

Peu après Camouflage Heart, David Clancy quitta le groupe et fut remplacé par les frère et sœur Alex et Debbie Wright. Le colossal « In this World » fut enregistré durant les 3 années suivantes… deux albums portant le même noms sortis en même temps, dont les pochettes furent illustrées par Kathy Patterson. Le premier de ces deux albums, un collage cassé et bruyant, le second, un album à l’ambiance fissurée, accueillant les expérimentations de Sharp improvisant au piano. In This World incorpora également une collaboration – non créditée – avec la célébre écrivain féministe et post-punk Kathy Acker (Janey’s Love). Durant cette période, Cindytalk avait commencé à travailler avec le réalisateur et artiste performer Ivan Unwin, produisant de la musique pour quelques unes de ses petites créations.

« The Crackle of My Soul » laisse dans un premier temps une impression étrange, sensation d’ébauches de morceaux anciens ou à venir. Improvisations électroniques laptop loin des des guitares arides des années 4AD. Souffles métalliques, Cindytalk
est là pour peindre le mur sonique aux couleurs noir de ses effets triturés dans les antres des machines. Mélange ambient et bruitisme électronique, il n’a de cesse de défricher de vierges territoires, de boucles insistantes, de râles, de grouillements forgés au goudron.. La musique sonne comme si une longue nuit allait commencer pour ne plus jamais s’achever. Répétitif, noirâtre et sans pitié, on ne décèle pas le moindre signe de compromissions artistiques . Un ensemble peu enclin à la jovialité..

Et pourtant , la musique se fait de moins en moins hermétique pour laisser apparaître un espace en suspension.
On décèle quelques bribes mélodiques sur le crépitement de la pluie.

Nouveaux albums en prévision pour 2010

www.myspace.com/cindytalk
http://www.discogs.com/artist/Cindytalk

Un commentaire

  1. Antonio · novembre 2, 2009

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