VINCENT DULOM

15060501illustration-23_17cm

Exposition Surface Sensible / du 3 au 10 Oct / Palais Abdellia

Centre 15060501, 2015, jet d’encre sur toile (tirage unique), 410 cm x 410 cm. (Production E-FEST, La Marsa, 2015)

VINCENT DULOM (FR)

Né à Bagnères-de-Bigorre en 1965, il vit et travaille à Paris. Vincent Dulom se présente comme un peintre autodidacte. Après des études en Arts Appliqués, il choisit de travailler la peinture, seul, loin du monde de l’art contemporain, pendant une « période d’apprentissage » de 16 ans.

En quête de sublime, il cherche « une peinture sans limites ». Il refuse l’imagination et la manière et essaye de maintenir son travail dans une absence de définition. Il nie toute composition, supprime toute trace de sa présence et met en oeuvre une couleur étale en limitant son action à une « non-intervention systématique ».
Ce retrait le conduira vers des halos éthérés d’ombres colorées qui se meuvent au dessus de leur support en se dérobant au regard. Cet effacement visible, significatif de son travail récent, impose en peinture une pensée du monde éclairée par le doute et l’incertitude. Ses dessins, organisés par quelques traits dans l’espace, le plus souvent adossés à l’architecture, en forment aussi des épures.

« Peintre, je suis un passeur de peinture. Ma peinture, par son effacement, dans le présent suspendu d’un regard s’effondrant sur lui-même, est le corps dense d’une béance de la pensée qui s’étend à l’univers et s’ouvre à l’éveil. Le regard en peinture me fait entre-voir ce que je vis. » V.D.

Son travail a été montré dans de nombreuses expositions personnelles et collectives, en institutions publiques et privées, en galeries et en foires, et lors des Nuits Blanches à Paris en 2010 et 2013. Il est présent dans de grandes collections en France et à l’étranger.

La Galerie du Jour agnes b (Paris) le soutient ; les galeries Valerie Lambert (Bruxelles) et Leonardo Agosti (Sète) l’ont représenté.

La toile réalisée à l’occasion de l’exposition Surface Sensible, s’affirme tout d’abord par sa taille. Aux dimensions de sa salle, elle en occupe le centre. Le sol, les murs, soulignent son basculement, du carré au losange, dans une tension palpable.
Avec des diagonales de plus de quatre mètres la peinture propose une expérience proche du vertige. Par la seule lumière de sa couleur, la toile se couvre d’ombre. Son jaune devient vert. Il s’abîme, sombre, dans l’épaisseur insondable et mouvante de son plan, finit par disparaître à sa surface. L’apparition visible de cet effacement perd le spectateur et ouvre le regard au doute et à l’incertitude. Résistant à son cadre, la peinture offre un retrait sur lequel l’œil n’a pas prise, une voie pour ce qui est sans définition. V.D.