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RADIOMENTALE & PIERRE LA POLICE TRAUMAVISION

«Traumavision» (le disque)

Il s’agit ici d’une collaboration entre l’artiste et dessinateur Pierre La Police et le duo de DJs et d’artistes sonores, Radiomentale, qui signent ensemble un album entièrement composé de dialogues de films, de fragments de bandes originales et de pièces électroniques. Au sein de ce gigantesque montage en forme d’hommage au «cinéma bis», Pierre La Police a sélectionné tous les dialogues de films, que le duo de DJs s’est chargé de monter et de mettre en forme.

Enfin, côté musique, on y trouve des fragments de titres signés Biosphere, Cosmo Vitelli, Howie B ou de musique contemporaine, qui ont été entièrement édités pour servir de substrat sonore au montage. À l’origine, cette bande-son était destinée à accompagner l’exposition éponyme de Pierre La Police, présentée à Paris chez agnès b., à Hong Kong et Tokyo.

Collaborations

C’est sur la base de leurs intérêts communs pour le cinéma, les séries B ou Z…que s’est naturellement opérée la rencontre entre RadioMentale et Pierre La Police. Un texte à l’intérieur du livret précise cette collaboration.

Également, depuis le début des années 90, RadioMentale et PPT (Stembogen) ont des parcours proches, qui se sont souvent croisés, concernant la vidéo, la musique électronique, l’édition…

La pièce sonore de RadioMentale & Pierre La Police s’inscrit parfaitement dans la collectiondu label Stembogen en lien au cinéma «Movies in Your Head». L’objet Dans la logique des productions du label une attention particulière a été portée sur la réalisation de l’objet. Pierre La Police a fourni les images : dessins de la pochette et de la 1ère page du livret issus de la série Traumavision+ montage de photogrammes de films dans le livret. Un texte de Jean-Yves Leloup complète l’ensemble.

TRAUMAVISION, LE DISQUE

Traumavision est un gigantesque collage cinématographique, composé exclusivement de dialogues extraits de films de séries B, de séries Z et de classiques d’un cinéma de genre souvent méprisé par l’histoire du cinéma. Catcheur mexicain («Santo»), super-héros italien («Flashman»), cannibales, zombies, monstres en tout genre (Godzilla), savants fous, robots menaçants et autres personnages de bidasses issus de comédies érotiques italiennes des années 70 se mélangent et dialoguent entre eux, créant une bande-son irréelle et absurde. Un esprit qui n’est pas sans rappeler le projet Grindhouse de Quentin Tarantino et Robert Rodriguez…

Le collage est soutenu, ponctué ou magnifié par des éléments musicaux ambiants ou parfois rythmiques, favorisant ainsi une entrée immersive dans cet univers étrange et loufoque.

Cette bande son prend une nouvelle dimension en écoute attentive, intime, dans le noir… une certaine narration improbable surgissant au fur et à mesure, notre imaginaire singulièrement stimulé (et se rapproche en cela de la création radiophonique, genre dans lequel RadioMentale s’est aussi illustré).

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15 août 2010

Traqueurs de Combes

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Traqueurs de Combes

Traqueurs de Combes est le projet solo de Marc Jolibois, co-fondateur du netlabel Nowaki , et de différentes formations (Ultralibéral, Hors piste, Pimp). Paysages, musique parfois, improvisations , avec microphones, pédales, guitare, clavier, instruments étranges ou étrangers, effets, boucleuses, différents supports préparés ( k7, cd, clé mp3) , objets ,voix. Ambiant core à la main, post-folk bruitiste.

http://www.nowaki-music.org/

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1 août 2010

Philippe Petit

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Philippe Petit … écoute
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En 1974, un Philippe Petit accomplissait l’exploit de traverser sur un câble l’ espace qui séparait les Twin Towers de New York. En 2010, le Philippe ici en question a bien l’intention que ce soit son année. C’est que le monsieur est pour le moins prolifique.. voir boulimique. Depuis qu’il a appuyé sur la touche “Pause” de son label Bip_Hop, on ne compte plus les collaborations et ces derniers mois les albums.. Trois en deux mois, pour passer l’été . Certes, Philippe n’en est pas à son coup d’essai en solo ou en équipe (Strings Of Consciousness). Ni à sa première commande ou featuring, lui qui a eu la bonne idée de faire un album offert par le magazine Wire pour fêter l’anniversaire de sa structure, d’inclure ” & friends” dans certains titres de ces albums .. On arrête le name-dropping, après avoir cité dans l’exercice du remixes ou de la collaboration Mira Calix, Rothko, Scanner, Kammerflimmer Kollektief, Lydia Lunch, James Johnston, Graham Massey, Bela Emerson, Jérôme Paressant, Alexander Bruce ou Raphaelle Raniaudo, ou encore dernièrement la collaboration avec l’artiste italien multi-média et compositeur Pietro Riparbelli .. Stop ! Reste que tous ces gens ne sont pas là par hasard. Avec ces trois derniers albums, Philippe propose trois approches, joue le grand écart, le funambule .. Jazz expérimental, composition avant-garde ou electro acoustique plongée dans les méandres ambient , son travail s’articule entre l’électronique et les platines, se frotte
au piano à la basse aux percussions, ou scintille sur l’ arché d’un violon ou d’un violoncelle. Sur “A scent of Garmambrosia” , c’est une invitation à la pénombre, à la ballade nocturne. On imagine quelques recoins inquiétants (sans y aller), on devine les vents maître de bois. En ombre magistrale, la tête d’un cerf.. en lévitation le coeur d’une biche. En contre-bas, Svarte Greinier, Mokuhen et les grands chênes de l’électro-acoustique. Un très bel album bercé par la lueur de la lune. ” The Haunting Triptych” est plus sombre, dense. On s’égare, on veut se faire peur .. Drones ambiant et textures sonores élaborées à partir de signaux radio, tourne-disques et manipulations de verre, on reste coller à la terre gluante. On est au milieu d’un marécage et on se demande bien , si quelqu’un passera dans le coin. S’il faut se faire violence pour ne pas déguerpir en ses premiers jours de grand soleil, une telle maîtrise de l’arrangement & de l’ambiance laisse admiratif. “Silk Screened” est plus abrasif. On quitte la pénombre forestière, pour un voyage en plein soleil. Le cerveau chaud comme un fer à cheval.. Clarinette basse, saxophone, trompette, les ambiances jazz éblouissent par ricochet, soufflant dans les cuivres comme sur un brasier. Intriguant, ambitieux, mais je préfère rester à l’ombre

Philippe Petit & friends “A scent of Garmambrosia” (Aagoo Record)
K11 / Pietro Riparbelli & Philippe Petit ” The Haunting Triptych” (Boring Machines)
Philippe Petit & friends “Silk Screened” (Trace recordings)

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1 juillet 2010

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About Nowaki – label

http://www.nowaki-music.org/

Depuis 2004, Nowaki cotoie, édite et diffuse des artistes qui s’intéressent aux pratiques musicales et sonores d’aujourd’hui. Nous proposons un catalogue de musique intimiste et hybride, et tentons de concilier les nouvelles pratiques électroniques, la composition contemporaine, l’art et le design sonore. Producteur discographique pendant quatre ans, nous avons choisi de continuer nos activités en construisant une plate-forme musicale sur internet. Une grande plate-forme gratuite et foisonnante qui, nous l’espérons, nous permettra d’accueillir plus d’artistes, plus de public, et aussi de faire se rencontrer des cercles qui, à priori, ne se croiseraient pas.

La virtualité est un outil qui permet à Nowaki de faire découvrir librement, sans contrainte. Mais derrière le site, des artistes sont là, investis et désireux, préts à échanger, à rencontrer, à travailler ensemble, à proposer.

Nous voulons provoquer une dynamique créative, reflet de certaines préoccupations de jeunes artistes compositeurs d’aujourd’hui. Et si la musique que vous entendrez ici ne sera pas toujours « évidente », nous essaierons qu’elle interpelle toujours l’auditeur et qu’elle suscite sa créativité.

La musique ne propose pas de solutions, mais elle permet d’accompagner la vie d’une beauté mystérieuse qui ne repose ni sur le sens, ni sur la raison. Et nous croyons que, au bout du compte, nous avons besoin de cette partie de l’imaginaire que seul l’art musical stimule.

Nowaki est mené par Sébastien Llinares et Marc Jolibois. Nous vivons et travaillons actuellement entre Paris et Toulouse. Vos propositions sont les bienvenues. Vous pouvez nous envoyer vos démos par voie postale ou internet. Nous les écouterons attentivement et vous contacterons.

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1 juillet 2010

Stretchandrelax

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Stretchandrelax

Stretchandrelax est le projet d’ELISE et de Félicia Atkinson. En 2005, elles ont créé l’association Gingembre, une petite équipe dynamique réunie autour de la vidéo, la danse, l’improvisation, le dessin, la musique, …
Elles ont commencé Stretchandrelax dans une école de filles désaffectée, en jouant d’un harmonium et du logiciel garageband et en s’enregistrant sur un dictaphone. Leur musique est une sorte de réductionnisme lo-fi, d’improvisation brute et rêveuse, entre Taku Sugimoto, et Vibracathedral orchestra.
Des remixes de Piano Magic, Sylvain Chauveau, Akira Rabelais, Cocoon, Phelan Sheppard, sont en cours.
L’association Gingembre a fait des performances à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, à la Générale et à la galerie Yukiko Kawase à Paris. Elles ont montré leurs vidéos à la fondation Cartier, à la diva de New-York, la diva de Paris, et à la Galerie Yukiko Kawase.

http://www.nowaki-music.org

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1 juillet 2010

POBORSK

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POBORSK « Droïd Topiary Frame..2 & 3  » (Tsuku Boshi /cd1d.com)

Amorcé il y a deux ans avec son mini album Droïd Topiary Frame, POBORSK est reparti dans le triturage de distorsions. Ce second volume disponible en format numérique est un véritable ode au son qui fit les beaux jours du Summer Of Breakbeat. Mais ce qui aurait assez facilement pu se transformer en mauvaise répétition est plutôt un bon retour de flamme, car il est toujours vert et son mélange prend toujours, grâce à un peu d’humour, quelques notes de poésie impromptue soulignée par la présence inattendue d’une boîte à musique piquée à Richard Devnie (remix pour Cyanide / Joker), des claviers comme on en fait chez les confrères dubstep, et évidemment de la boucle rythmique à gogo.. Une mixture instinctive qui fonctionne & ravit, notamment Team Doyobi lui demandant un remix, et Gescom l’invitant pour une partie à Londres.. Car le jeune homme est joueur. Faisant partie de cette scène française qui a appris à lire en écoutant les premiers Aphex, il survole les clochetons dorés des catalogues Skam et Rephlex, il enfourche les rythmiques étendards de Clark, il vacille sur des démangeaisons crunchy avant de se montrer tout à son aise dans la conception de mélodie entêtante. Alertes, enjoués, les deux volumes de « Droïd Topiary Frame..2 & 3 » hysterisent l’olympiade d’un revival électronica dans les parterres de basslines scratchées par une sulfureuse scène actuelle anglaise.Un puissant remède contre la mollesse de nombreuses productions actuelles affublées de nappes mélancoliques sans fin .. Résolument organiques et vivant, pour un prix mini .. 4 euros sur le shop online indépendant cd1d.com

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13 juin 2010

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Robot Koch – “Death Star Droid”
Membre clé du trio allemand Jahcoozi aux côtés de Sasha Perera et Baba Massive, Robot Koch avait en 2009 participé à pas mal de projets, du Namedropper EP (batty bass) de Jahcoozi à Robot Koch vs Cerebral Vortex (Aftershocks EP). Le producteur berlinois continue sa lancée electro-satinée de jazz et dub avec un premier album, Death Star Droid. Une belle rasade de basses et de glitches, son premier album solo qui s’intègre logiquement dans une grosse actualité électronica. En effet, après les opus de Kelpe, Mikkel Meyer ou Hudson Mohawke, Robot Koch vient compléter la palette avec son mélange de hip hop et de dubstep polyvalent. Il s’agit de s’engouffrer dans la jungle électronique pour y tracer des chemins de traverse à grands coups de machette, avec l’espoir de découvrir quelque trésor d’émotion que les architectes de Warp auront oublié de déterrer. Pour cela, le Berlinois n’hésite pas à recourir à tous les artifices que les machines offrent à sa disposition. Qu’il opte pour des titres aux sonorités tranchantes ou qu’il arrondisse les angles, les pièces du puzzle se rassemblent. Taillant le coton electronica pour ne garder que des tiges sèches, il regonfle le tout de basses des plus chaudes. Après l’exercice de la mixtape (avec Flying Lotus récemment), cette ode à la science du beat, Robot Koch revient en février avec un EP avec des remixes de Death Star Droid par fLAKO, Blue Daisy, Shlohmo, Body language et Phon.o.

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13 juin 2010

DJ Elephant Power

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DJ Elephant Power

Avec son nouvel album « In Da Elepha Flash », DJ Elephant Power risque de dérouter certain des fans de ces impro-séries disponibles sur youtube. Dans la continuité de « Atlas Anthem » , Nicolas propose un album à la structure définitivement carrée . Une version belge d’un « skweee » emprunt d’effets dubstep. Son album est donc une vraie surprise. Laissant tomber l’expérimentation pour l’expérimentation, le garçon pointu a désormais pour obsession première la mélodie et l’efficacité. Toujours chaotique et alambiquée, son électronique acquiert un degré d’homogénéité jamais égalée. Complexe et mélodique, les bricolages s’effaçant pour faire place aux basses puissantes, il est prêt pour la scène revitalisant le dancefloor avec sa nouvelle approche. Prêt également pour vous accompagner dans votre trajet quotidien, car les tracks se fredonnent ou se dansent de la tête.. L’objectif est atteint ! Mais que les fans ne se désolent pas .. Nicolas n’a pas pour autant jeté définitivement ses expérimentations décalées dans les oubliettes. Il est tout simplement passé au niveau supérieur ..

Elepha In Da Flash (sonig)

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12 juin 2010

Dirac

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Dirac – Phon ( Valeot)

Plus de 40 minutes, pour une piste unique en forme de bilan pour Dirac des travaux réalisés entre 2007 et 2010. Cela commence par un bourdonnement, prenant rapidement de l’ampleur pour échouer dans une boucle construite à partie d’un écoulement d’eau . L’introduction rapide est passée et les sonorités s’enrichissent. Guitares spatiales, cloches et symbales, violon et drones brumeux. Les membres de Dirac se décrivent comme un groupe de chambre contemporaine.. Mais ce n’est pas « que » cela. Un croisement des productions de Rechenzentrum et de Francisco Lopez, auquel on appliquerait les méthodes du dub. Les sonorités sont disposés en couches, avec une volonté d’obtenir un timbre unique abstrait, et non une juxtaposition. La manipulation du son sculpté par des effets de réverbération. Une recherche sur la mise « en place », la spatialisation, les variations de l’ordre du «virtuel».. Seul les outils semblent avoir été changés. Certains modifiaient le « rendu » des bandes magnétiques en y projetant la fumée à l’arome de canabis. Ici l’ordinateur est au centre du processus.

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8 juin 2010

Vernon & Burns

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VERNON & BURNS « The light at the end of the dial » (Gagarin Records)

Vernon et Burns est un duo de colleurs sonores qui créent des pièces radiophoniques comme des performances grâce à une combinaison innovante d’échantillons enregistrés sur le terrain. De la voix, de la musique, des pièces dans un verre, des feux d’artifices, des gimmicks rocks, des fieldrecordings urbains, des nouvelles sportives et le catalogue du label de Felix Kubin Gagarin. On écoute la radio d’Arte en se lavant les dents. On se prend un apéro avec les deux larrons s’improvisant plombiers dans votre salle de bain. On regarde admiratif sa fille, affutée d’un drap leopard et d’un xylophone, improviser un spectacle sur l’album de Toy. On reçoit un mail de l’équipe d’Ego Twister en se disant qu’il y a plein de belles sonorités à sampler dans les derniers morceaux d’un John Cage rejoué par Dj Madame Patate..

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3 juin 2010