Essmaa audio est un panorama pour auditeur désireux de défricher le territoire toujours plus vaste des pratiques sonores. Une invitation à la découverte, imaginée & proposée par E-FEST et l'association Gummi Gumi. «Essmaa» se dit «Hören» en allemand, «Écouter» en français…

Archives - ‘AUDIO

EMERALDS

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EMERALDS « Does it look like I’m here ? » (Edition Mego)

Après une surabondance de CDRS super-limité, des cassettes et des pressions de vinyle, Emeralds, de l’Ohio présentent leur album le plus développé jusqu’à présent sur Éditions Mego. Sonorités cosmiques, bande son pour pont solaire, le chaos élémentaire a été englouti pour une succession de mouvements en apesanteur, avec des changements de niveau ou de vitesse intuitifs et des textures fondantes habilement mesurées. Une vision lunaire de drones joueurs et friands d’analogique amorphe . Une épopée fantastique dans un carnet de route gribouillé par des éclats de couleurs vives par un héritier du psychédélisme 70’s. Une chevauchée dans des contrées célestes où « narcotique » se conjugue avec mélodies. Un disque électronique où les guitares s’évaporent dans les méandres lumineuses composées par John Elliott, Steve Hauschildt et Mark McGuire. Il semble que les garçons sont de plus en plus las de tout ce bruit de la ville. Une aubaine pour tous les somnambules cherchant terre d’asile

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1 septembre 2010

Rudi Zygadlo

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Rudi Zygadlo « Great western laymen » (Planet mu)

Originaires de la prestigieuse scène de Liverpool, les Lightning Seeds sont bien connus des footeux car leur hymne « Three Lions » a été reprise par l’équipe d’Angleterre en 2006. Réunis autour du charismatique leader Ian Broudie, les membres de Lightning Seeds opèraient dans le pop rock alternatif avec une efficacité mélodique toute britannique. Dans un format résolument pop, l’Ecossais Rudi Zygadlo, du haut de ses 20 ans, voudrait reprendre le flambeau dans une version actualisée, c’est-à-dire baignée dans les gimmicks dubstep et les effets electronica. Car ce disque annonce déjà comme un retour des « paillettes » électropop. À ce titre, « song Of Praise », « Layman’s Requiem » ou « Resealable Friendship » annoncent d’entrée la couleur : une boucle, un refrain imparable, des arrangements à la sauce R&B cuté, et le tour est joué. Proche de Starkey ou Kuedo, mais travaillant plus les interstices dans les sillons d’un jeu IDM coordonné par Tim Exile, Rudi propose une alternative à la grosse maille. Qui a dit que la pop ne passerait pas l’an 2000 ?

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12 août 2010

Philippe Petit

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En 1974, un Philippe Petit accomplissait l’exploit de traverser sur un câble l’ espace qui séparait les Twin Towers de New York. En 2010, le Philippe ici en question a bien l’intention que ce soit son année. C’est que le monsieur est pour le moins prolifique.. voir boulimique. Depuis qu’il a appuyé sur la touche « Pause » de son label Bip_Hop, on ne compte plus les collaborations et ces derniers mois les albums.. Trois en deux mois, pour passer l’été . Certes, Philippe n’en est pas à son coup d’essai en solo ou en équipe (Strings Of Consciousness). Ni à sa première commande ou featuring, lui qui a eu la bonne idée de faire un album offert par le magazine Wire pour fêter l’anniversaire de sa structure, d’inclure  » & friends » dans certains titres de ces albums .. On arrête le name-dropping, après avoir cité dans l’exercice du remixes ou de la collaboration Mira Calix, Rothko, Scanner, Kammerflimmer Kollektief, Lydia Lunch, James Johnston, Graham Massey, Bela Emerson, Jérôme Paressant, Alexander Bruce ou Raphaelle Raniaudo, ou encore dernièrement la collaboration avec l’artiste italien multi-média et compositeur Pietro Riparbelli .. Stop ! Reste que tous ces gens ne sont pas là par hasard. Avec ces trois derniers albums, Philippe propose trois approches, joue le grand écart, le funambule .. Jazz expérimental, composition avant-garde ou electro acoustique plongée dans les méandres ambient , son travail s’articule entre l’électronique et les platines, se frotte
au piano à la basse aux percussions, ou scintille sur l’ arché d’un violon ou d’un violoncelle. Sur « A scent of Garmambrosia » , c’est une invitation à la pénombre, à la ballade nocturne. On imagine quelques recoins inquiétants (sans y aller), on devine les vents maître de bois. En ombre magistrale, la tête d’un cerf.. en lévitation le coeur d’une biche. En contre-bas, Svarte Greinier, Mokuhen et les grands chênes de l’électro-acoustique. Un très bel album bercé par la lueur de la lune.  » The Haunting Triptych » est plus sombre, dense. On s’égare, on veut se faire peur .. Drones ambiant et textures sonores élaborées à partir de signaux radio, tourne-disques et manipulations de verre, on reste coller à la terre gluante. On est au milieu d’un marécage et on se demande bien , si quelqu’un passera dans le coin. S’il faut se faire violence pour ne pas déguerpir en ses premiers jours de grand soleil, une telle maîtrise de l’arrangement & de l’ambiance laisse admiratif. « Silk Screened » est plus abrasif. On quitte la pénombre forestière, pour un voyage en plein soleil. Le cerveau chaud comme un fer à cheval.. Clarinette basse, saxophone, trompette, les ambiances jazz éblouissent par ricochet, soufflant dans les cuivres comme sur un brasier. Intriguant, ambitieux, mais je préfère rester à l’ombre

Philippe Petit & friends « A scent of Garmambrosia » (Aagoo Record)
K11 / Pietro Riparbelli & Philippe Petit  » The Haunting Triptych » (Boring Machines)
Philippe Petit & friends « Silk Screened » (Trace recordings)

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26 juin 2010

Xberg Dhirty6 Cru

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blah
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16 juin 2010

DJ Elephant Power

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DJ Elephant Power

Avec son nouvel album « In Da Elepha Flash », DJ Elephant Power risque de dérouter certain des fans de ces impro-séries disponibles sur youtube. Dans la continuité de « Atlas Anthem » , Nicolas propose un album à la structure définitivement carrée . Une version belge d’un « skweee » emprunt d’effets dubstep. Son album est donc une vraie surprise. Laissant tomber l’expérimentation pour l’expérimentation, le garçon pointu a désormais pour obsession première la mélodie et l’efficacité. Toujours chaotique et alambiquée, son électronique acquiert un degré d’homogénéité jamais égalée. Complexe et mélodique, les bricolages s’effaçant pour faire place aux basses puissantes, il est prêt pour la scène revitalisant le dancefloor avec sa nouvelle approche. Prêt également pour vous accompagner dans votre trajet quotidien, car les tracks se fredonnent ou se dansent de la tête.. L’objectif est atteint ! Mais que les fans ne se désolent pas .. Nicolas n’a pas pour autant jeté définitivement ses expérimentations décalées dans les oubliettes. Il est tout simplement passé au niveau supérieur ..

Elepha In Da Flash (sonig)

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12 juin 2010

Wovenhand

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Wovenhand « The threshing floor » (Glitter House)

Depuis la dissolution de 16 Horsepower en 2005, David Eugene Edwards s’est concentré sur Woven Hand, en établissant en particulier une fructueuse collaboration musicale avec la compagnie de danse contemporaine de Wim Vandekeybus, Ultima Vez. Woven Hand est l’auteur des musiques de plusieurs spectacles d’Ultima Vez (Blush en 2002, Sonic Boom en 2003, Puur en 2005, Spiegel en 2006). Rock-folk aux contours plutôt ésotériques, les effets marabouts indiens croisent le chemin d’un pélerinage spirituel débuté au début des années 2000. Influences amérindiennes et tradition cajun, ambiance funéraire de « Singing Grass » et reprise de « Truth » de New order, cet album propose une densité sonore nécessaire pour accompagner David Eugene Edwards portant dans son chant vibrant, l’âme d’un prédicateur enflammé. Banjo, violon, guitare acoustique, batterie sobre suffisent à créer une ambiance forcément envoutante. Un paysage mystique d’une Amérique rurale dans lequel on croiserait perdu au milieu d’un champs, Jeffrey Lee Pierce de Gun Club.
(Laurent Guérel)

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18 mai 2010

Diatribes & Barry Guy

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DIATRIBES & BARRY GUY « Multitude » (cave 12 / Metamkine)

« Multitude » porte très bien son nom, alternant calme acoustique et vrais assauts d’affirmation bruitiste. DIATRIBES & BARRY GUY ont su mettre en forme un disque court et fort, dont ils n’ont pas nécessairement voulu gommer toutes les aspérités comme en témoigne la version écorchée du « grand jeu financier » et très vivante du destructuré « Le poids des humeurs » (sorte d’Autechre acoustique), en roue libre et toute contrebasse tranchante dehors. Certes,cela pourra apparaître, à première lecture de cette introduction, comme une nouvelle tentative de domestication du magistral et virtuose contrebassiste anglais Barry Guy. Jeu de tensions, frottements… un son cradingue, des ronronnements électroniques, une batterie extrêmement brute, des larsens et froissements métalliques. Equipé de vis, clous, morceaux de carton ou d’étoffe, ce disque laisse déborder les aspérités entre les cordes, les percussions et l’électronique. Par la répétition, les déferlantes, les percussions et les guitares préparées, des sources frénétiques qui se superposent. Des couches sonores et résonnantes, des pièces polyrythmiques éblouissantes dans lesquelles se concassent Radian et Suboko, Anthony Pateras et Xenakis. Le résultat est convainquant, réussissant de capter l’énergie des improvisions lancées comme une idée le temps d’une rencontre. On referme cet album, complément épuisé mais heureux de l’exercice à la vitalité fougueuse.
(Laurent Guérel)

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15 mai 2010

Fenn O’berg

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Fenn O’berg : In Stereo (Editions Mego)

Derrière ce patronyme mystérieux, Fenn O’Berg est un trio austro-américain regroupant Christian Fennesz, Jim O’Rourke et Peter Rehberg, trois personnalités singulières de la musique cérébrale… Après un premier album (The Magic Sound Of Fenn O’Berg en 1999) sur le label Mego, fer de lance de l’electro bruitiste et radicale, puis « The Return Of Fenn O’Berg », alliage de sonorités concrètes et de samples destructurés, les trois compagnons étaient repartis individuellement à la croisée des expériences musicales. Les revoilà donc.. Huit ans après. Contrairement aux deux essais précédents qui avaient été captés en live, In Stereo a été enregistré en studio. Puzzle musical complexe, on oscille entre l’abstraction et l’émotion hertzienne. La musique crépite pour dévoiler des paysages électro-organiques construits de boucles mélodiques écrasées par des fréquences basses saturées. Mélange de crépitements désordonnés et d’ondulations aquatiques, parfois traversé de crashs numériques, le trio propose une belle confrontation de leur personnalité musicale individuelle pour trouver une réelle identité commune. Emerge du silence et des couches bruitistes soigneusement imbriquées, un présage de nouvelles et fructueuses collaborations.

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14 mai 2010

Vicnet

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Vicnet
Mr. Hadopi » (www.daheardit-records.net)

Frénésie breakbeat hyperactive d’une acide bassine bariolée .. Ceephax joue au breakneck pour son retour sur Planet-mu.. De ce côté de la Manche, nous fêterons le retour de Vicnet caracollant sur le dancefloor , imaginant une danse improbable d’un monsieur Hadopi sous effet chimique. Avec des petites montées acides, des rythmiques old-electro d’Egyptian Loverpitchés à volonté et une pompe technoïde monstrueusement funky, dansante et hyperactive. .. A l’apogée de son art ludique , marchant de rue de cravates estampillées d’un smiley, Vicnet sonne la sirène d’alarme avec son Roland SH-101, sa TB-303 ainsi que diverses voix de synthèse. Le seul bienfait de cette loi abusive ?

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13 mai 2010

Essmaa , compilation Efest

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Compilation Essmaa

ESSMAA سمع

Immersion dans les sonorités locales, trouble de la diffusion ou de la compréhension des brides musicales et des stridences quotidiennes, les musiciens internationaux invités au projet ont proposé leur lecture du tissu sonore tunisien … ESSMAA, ré-écouter les alentours avec ses repères et ses silences , ses sonorités et ses acouphènes ..

Merci à tous ceux qui ont généreusement participé à ce projet

Compilation ESSMAA 1 with Leafcutter John, Alexander Rishaug, Sebastien Roux, Sogar, Elephant Power, E.D.H, Greg Davis, Uske Orchestra, Lodz, Mokuhen, Sutekh, OttoannA, I8u, R. Lericolais, Poborsk, Discipline, Nicolas Bernier, The Aktivist, Christophe Bailleau, Gogooo, Julie Rousse, Hypo, RadioMentale, Dino Felipe .. Aymeric de Tapol .. and more… (Double CD sortie Septembre 2010)

Compilation offerte dans le cadre du F.E.S.T. (Festival Echos Sonores de Tunis) 2010 et du projet E-FEST initié par l’association Echos Electriques en partenariat avec Transcultures, Gummi Gumi et le Goethe Institut de Tunis (avec le soutien de la Commission Européenne – programme Culture Europe 2007-2013 volet coopération pays tiers)

http://www.lefest.org/

http://www.citysonics.be/main.php

Label : Tsuku Boshi record

http://tsukuboshi.com/

www.myspace.com/tsukuboshirecords

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13 mai 2010